Horloge -

Moi ... ma vie ... Et tout ce que j'aime ...
La vie est une opportunité, profitez-en ... La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ... La vie est un rêve, réalisez-la ...
La vie est une belle chose ... Et le bonheur est le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
À la mort de leur mère, Sylvie et Jérôme découvrent qu'elle ne leur a pas légué d’héritage. Plus étonnant encore, sans leur en parler, la mère a décidé de vendre son appartement, en viager. Le fils et la fille ont mené l’enquête et racontent aujourd’hui ce qu’ils ont découvert.
Jérôme ne s’est jamais inquiété de la situation financière de sa mère, "elle avait sa voiture, son appartement", "à un moment, elle avait même trois appartements, donc on ne se faisait pas de souci". Il y a bien quelques discussions autour d’une potentielle curatelle, mais devant l’ampleur des démarches administratives, Jérôme et sa sœur reculent. C’est après la mort de sa mère, que Jérôme découvre l’état de son patrimoine, "la première chose que j'ai trouvée dans ce bureau, c'est le compromis de vente en viager de l'appartement", "on découvre que ses comptes bancaires sont vides". Sylvie raconte le choc, à la découverte du compromis, "que ma mère me mente, c'était du jamais vu", "elle me disait tout : il n’y avait absolument aucune raison", "je me suis dit, mais qu'est-ce qui s'est passé ? Comment ça se fait ?". Sylvie prend contact avec les amies de sa mère, et peu à peu, certaines se livrent, "elle m'a raconté à plusieurs reprises que ma mère jouait énormément", "je la remercie pour son témoignage parce que si elle ne m'avait pas témoigné, j'aurais encore des doutes", "elle m'a dit qu'elle allait au casino tous les soirs, qu'elle allait boire des verres, qu’elle allait y danser et qu’elle allait aux machines à sous", "elle m'a dit ta mère, elle dépensait des sommes folles, elle y allait trois soirs par semaine au moins".
Lorsque Jérôme découvre que l’homme qui a acheté l’appartement en viager dirige aussi les machines à sous du casino dans lequel cette vieille dame avait ses habitudes, il décide de porter plainte, contre X, pour abus de faiblesse en bande organisée, "je considère que quatre personnes ont abusé de ma mère dans cette situation de viager : l'acheteur, la notaire de l'acheteur, la notaire de ma mère et le type qui fait le viager". Nous avons contacté l’acheteur qui affirme, lui, ne jamais avoir rencontré la mère de Jérôme et Sylvie avant d'acheter son appartement en viager et n'avoir eu connaissance de sa vente que par une annonce sur Internet. Il a ajouté que l'estimation du viager avait été faite par l'agence.
Florence vit dans un mobile home dans un camping en Dordogne avec son mari et son fils depuis quatre ans. "On s'y est installé à l'année. Avant, il y avait plus de monde sédentaire. On était une dizaine. Il y avait des messieurs seuls, des femmes seules, des petits couples aussi. Au début ça se passait bien, même avec le gérant. On voulait passer une retraite ici tranquille."
Florence vit depuis longtemps en habitat mobile. "On a toujours vécu en caravane et un petit peu des maisons, on a fait les deux, mais principalement on vivait en caravane. J'ai toujours aimé être dehors, toujours. Se sentir libre, pas enfermée. J'ai beaucoup de difficultés à rester dans une maison, je m'étouffe très vite." L'habitat mobile a également été un moyen pour Florence et sa famille de voyager en France. Il y a quelques années, ils ont cependant ralenti le rythme de leurs déplacements. "Quand on prend de l'âge, on commence à avoir des difficultés. On a voulu se poser. On s'est dit, le mobile home, c'est pas la maison, c'est pas la caravane. J'avais trouvé mon équilibre. J'adore vivre comme ça."
Florence témoigne également du camping comme offrant une vie en communauté riche. "Je vois passer Barbara le matin pour aller chercher son pain, je regarde de l'autre côté, c'est Rhiannon. C'est devenu des amies, on est là pour se soutenir, on est là pour s'aider. C'est important de vivre comme ça, en communauté." Depuis son installation dans ce camping, Florence a noté des hausses du loyer et du prix de l'électricité, qu'elle soupçonne illégales. Il (le gérant du camping) faisait payer tout le monde différemment. Moi, c'était 325 euros. Dans mes 325 euros, j'avais l'emplacement, l'eau, l'électricité et les poubelles. Mais des fois, il demandait 50 euros de plus, il cherchait toujours à avoir plus d'argent. Au départ, on payait les surplus, mais ça commence à devenir un petit peu trop coûteux. Pour un camping à zéro étoile, il nous demandait beaucoup trop cher, par rapport à d'autres campings étoilés."
Une voisine de Florence, découvre que le gérant du camping a ouvert une cagnotte en ligne pour financer son terrain et des factures aux prix exorbitants. "On est allée le voir, on a voulu discuter avec lui, il est venu dans mon mobile home pour en parler. On lui a dit "si tu veux, on peut t'aider". On lui a tendu la main, on lui a proposé de l'aide. Aussitôt après, c'est tombé en liquidation judiciaire. Le gérant accuse Florence et ses voisines d'être à l'origine de la faillite du camping.